Synthèse du colloque du 16 février 2012

Pourquoi ce colloque ? Pour hâter une prise de conscience collective des coûts, écrasants, d'une immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France.

Le tableau de Bord de l'Immigration en chiffres présenté en introduction illustre tout le drame français : une immigration annuelle qui ne faiblit pas avec des entrées annuelle de 200 000 personnes environ, 250 000 au moins, avec l'immigration clandestine ; une immigration familiale proche de 100 000 par an ; une immigration par mariage soutenue, proche de 50 000 par an, qui renforce l'implantation de l'Islam en France ; des naturalisations à haute dose, 100 000 personnes par an, qui créent peu à peu un peuplement de substitution. En bref, les frontières de la France sont de véritables passoires à l'immigration. Le communautarisme et la haine de la France y fleurissent déjà. Demain la violence ?

On retiendra d'entrée de jeu l'approche originale et humaniste du professeur Bichot qui s'attache à décrire les coûts supportés les immigrés eux-mêmes. En fait, il va plus loin et dénombre quatre catégories de populations qui supportent l'impact de l'immigration, à savoir : les migrants eux-mêmes ; les habitants du pays de départ ; les autochtones du pays d'arrivée ; mais aussi les immigrés déjà installés et les allochtones de la seconde génération. Il en ressort qu'à divers titres, tous sont plus ou moins victimes de coûts financiers mais aussi de coûts psychologiques ou sociologiques. En conséquence, loin d'être une bonne affaire, loin d'être une chance comme les naïfs ou les cyniques de la Gauche l'ont répété à satiété, l'immigration est une malchance pour tout le monde. L'immigration, ce n'est pas la solution, c'est le problème.

L'approche d'Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, est très différente. D'une part il a voulu cerner les coûts macro économiques de l'immigration en termes de production, de consommation, d'investissement mais aussi de productivité. Il ressort de son analyse rigoureuse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d'euros, les immigrés ne se peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours à une aide sociale massive et à des activités hors marché. Sous l'impact de l'immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D'autre part , il s'est efforcé de calculer le coût des dépenses des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l'éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l'ordre, de la justice, auxquels s'ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant, 73,3 milliards d'euros. Il conclut enfin que l'immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d'euros et donc sur l'endettent de la France : 1 646 milliards d'euros. On parvient toujours à la même conclusion : l'immigration n'enrichit pas, elle appauvrit la France et les Français. L'immigration est financée par l'endettement : un comble en période de crise.

Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l'immigration supplémentaire, autrement dit, les nouvelles entrées sur le territoire français, qu'il chiffre, de façon très conservatrice, à 200 000 personnes par an seulement. Sa méthode d'investigation est également plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus, indemnisation du chômage, fonctionnement des services publics etc., les coûts d'infrastructure supplémentaires retenus par Maurice Allais, le seul prix Nobel français d'économie : il s'agit des transports, de la construction de nouveaux établissements scolaires, des prisons, des universités etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, à un coût supplémentaire de 18 milliards chaque année. Ce chiffre peut paraître excessif. Rapporté à la dépense publique de la France, 1000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8 % de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention. C'est quand même 6 fois plus que la part de la dépense publique alloué à chaque citoyen de l'hexagone (0,3 %). Autre observation significative. Selon ce calcul, chaque immigré qui rentre en France coûterait donc 9 000 euros dès qu'il met le pied sur le territoire national. Ce chiffre, et cela est intéressant, est à rapprocher du coût annuel supplémentaire par tête, 10 000 euros, calculé en octobre dernier par Yves-Marie Laulan en procédant à l'actualisation des chiffres du colloque de l'IGP en 2005.

Jean-Paul Gourevitch, expert, s'attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l'immigration clandestine cette fois (probablement 500 000 personnes. Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d'euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement inquiétant : le développement rapide de l'économie informelle au sein de l'économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au delà d'un pourcentage de 30%, c'est la disparation programmée d'un Etat organisé dans une société moderne. C'est le chemin le plus court vers le sous développement économique. On y court. Il conclut sur l'islamisation progressive de la société française.

Le professeur Philipe Conrad, de son côté, dresse un tableau dramatique du reflux des Français d'origine devant les immigrés dans les banlieues, « les territoires perdus de la République » et du démantèlement du système scolaire sous la poussée de l'immigration. Plus grave, on assiste, impuissant, à la dégradation de la langue française remplacée par une espèce de sabir parlé dans les nos écoles. Mais ce qui frappe le plus, car il s'agit de l'âme de la France, c'est la perte d'un bien inestimable, la disparition de la mémoire collective. Dès lors, la France ne sera plus la France. Et la France n'est déjà plus la France. Et les Français ne le savent pas.

En fait, ils ne veulent pas le savoir. C'est Joëlle-Anne Robert qui nous l'affirme. Car la France d'aujourd'hui se caractérise par le règne d'une double loi : la loi du mensonge et celle de l' « omerta », celle du silence maffieux. Or c'est bien une maffia d'une nouvelle sorte visant à travestir la réalité et à maintenir l'opinion dans l'ignorance qui est en œuvre autour de nous. Les médias distillent le mensonge, les organismes officiels le diffusent les administrations publiques et bruxelloises font barrage à la vérité. L'objectif visé est partout et toujours le même : empêcher le public de savoir pour l'empêcher d'agir et de réagir. C'est le refus de voir des uns et la peur de savoir des autres.

La France se meurt et les politiques assistent, impassibles, à son agonie au bord de sa tombe, avec une Droite indifférente et la Gauche complice. Qu'allons-nous faire ?